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Rien ne va plus à la Fédération malienne de jeu de dames. A l'issue d'une assemblée générale, le président intérimaire, Abdramane Douah Cissoko, s'est auto-proclamé président. Pour en savoir plus nous avons rencontré Daouda Diakité, directeur technique national. Dans l'interview ci-dessous, ce maître international fait un état des lieux, évoque l'assemblée générale, et le Vanbeck Club. Entretien.
Les Echos : Comment le jeu de dames se porte-t-il au Mali ?
Daouda Diakité : II se porte très mal parce que depuis deux ans rien ne va pour cette discipline. On avait un bureau, une commission de transition d'une année qui était présidée par Abdramane Douah Cissoko dit Ramos. II a été élu pour une année renouvelable une fois. Mais une fois ce mandat terminé, il devait convoquer les délégués pour le renouvellement du bureau. II ne l'a pas fait. Pis, il a renouvelé en catimini le bureau. On pensait qu'il était venu pour donner un nouveau souffle à la discipline, mais, à l'évidence, il n'était là que pour lui-même. Nous disons non. Le jeu de dames, c'est notre métier, nous ne faisons que ça. Je suis un professionnel de damier. Donc, quand quelqu'un veut saboter, je ne saurais le tolérer.
Les Echos : Que reprochez-vous concrètement à Ramos ?
D. D. : D'abord il devait en premier lieu renouveler toutes les ligues du Mali, payer la cotisation d'un million de crédit à la Fédération mondiale du jeu de dames, organiser un championnat national, l'élection et la mise en place d'un nouveau bureau à la fin de championnat. M. Cissoko n'a rien fait de tout cela.
Les Echos : Quelle est la réaction du ministère de la Jeunesse et des Sports ?
D. D. : Nous sommes en contact avec le directeur national des sports et ses collaborateurs, qui ont d'ailleurs ordonné le renouvellement de la Fédération, car l'équipe Ramos n'est pas un bureau, mais une commission de transition. Or, la commission ne joue pas le même rôle que la Fédération. Pour mettre de l'ordre, la direction a ordonné l'organisation d'un championnat national par la Fédération. Faute de quoi, il n'y aura pas de financement pour le jeu de dames.
Les Echos : Quelle est aujourd'hui la situation du Vanbeck Club ?
D. D. : En octobre 2003, nous écrivions au chef de l'Etat pour lui faire part de notre désir d'organiser un tournoi international amical de jeu de dames en son nom. A l'époque j'étais en Hollande où j'ai pu discuter des modalités avec la Fédération mondiale. Tout était OK. Le club est indépendant de la Fédération, nous avons notre récépissé. Le club est animé par des jeunes ambitieux et avec le secrétaire général de la présidence, nous avons eu 4 millions de Koulouba. L'argent a été versé dans le compte de la Fédération. Tous les problèmes sont partis de là. Le problème, c'est que Ramos a pris l'argent et ne veut pas le restituer.
Les Echos : Quelles sont vos perspectives ?
D. D. : Le damier est un sport collectif méconnu du public sportif. Avec les cours et formations, nous pourrions aller de l'avant. Nous sommes également prêts à mettre les moyens pour que le damier malien retrouve son lustre d'antan sur la scène internationale.
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