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 Durant ces dernières années, la circulation des gros porteurs dans le district de Bamako a occasionné des congestions accrues avec comme corollaire les pertes de temps, les accidents de circulation. Conscient de cet état de fait, le maire du district a pris un certain nombre de décisions contre la mobilité desdits véhicules pour plus de régularité dans la circulation. Toute chose qui n'est pas du goût des transporteurs. Depuis lors le torchon brûle entre les deux parties.
Sur la question de la circulation des gros porteurs, l'inspecteur Cheick Oumar Traoré, chef VP adjoint à la compagnie de circulation routière, a rappelé l'arrêté N° 025 du 20 octobre 2009 du Maire du district de Bamako. Selon cet arrêté : « il est interdit la circulation des gros porteurs sur le pont de martyrs et le pont Roi Fahd entre 6 heures du matin à 00 heure et qui autorise la mobilité de ces véhicules sur les 2 ponts à partir de 00 heure à 6heure du matin ainsi que de 10 heures à 13 heures pour les 2 rives (gauche et droite) ».
Suite à la présente décision prise par le maire, M. Daouda Samaké, secrétaire général du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (Synacorm), dira avoir approché les responsables des transporteurs pour exprimer leur mécontentement. Ils ont rencontré le maire du district, a indiqué le syndicaliste. Selon lui, cette rencontre s'est soldée par une demande de patience. A ce titre, expliqua-t-il, ils ont attendu plusieurs jours sans succès. Alors un préavis de grève a été déposé le 04 janvier dernier au ministère de la Fonction Publique et de la Réforme de l'Etat par la fédération des syndicats (Synacorm) et la Coordination. A cet effet, a ajouté le secrétaire général du syndicat, le directeur national adjoint du travail, M. Ousmane Abdoul Kader Touré, les a reçus en audience en présence du chef de division de la direction nationale des transports, des représentants du maire du district et du gouverneur. A la sortie de cette négociation, ils ont reporté leur mot d'ordre de grève du 4 janvier au 11Janvier dernier.
Pour l'inspecteur Cheick Oumar Traoré, chef VP adjoint à la compagnie de circulation routière, suite à la mise en application de ces mesures les Syndicats des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (Synacorm) et la Coordination ont sollicité une modification du présent arrêté en ramenant la mobilité des gros porteurs sur les 2 ponts de 23 heures à 6 heures du matin au lieu de 00 heure et de 10 heures à 15 heures pour les 2 rives au lieu de 13 heures.
Pour faire face à leurs préoccupations, ajoutera-t-il, une commission de réconciliation a été mise en place pour négocier les points de discordance. Le syndicaliste nous a fait savoir qu'une deuxième rencontre a été tenue les 6, 7 et 8 janvier derniers pour la sortie de crise. Au terme cette rencontre, a indiqué l'inspecteur Cheick Oumar Traoré, cette commission a pris note des doléances des syndicalistes mais tout en leur promettant que lesdites doléances seront examinées par le conseil régional qui doit se tenir courant premier trimestre 2010. « C'est ainsi qu'ils ont levé leur mot d'ordre de grève en attendant la tenue dudit conseil », a-t-il poursuivi.
Mais le chef VP adjoint à la compagnie de circulation routière, déplore le fait que le déclarant en bambara, M. Seydou Traoré, a désinformé le monde des transporteurs à la télévision. Selon lui, M. Traoré a démontré que le contenu du PV avait été déjà adopté. Depuis lors, on constate une anarchie de la part des transporteurs par rapport au respect du présent arrêté, selon l'inspecteur Cheick Oumar Traoré.
Face à cette situation, a-t-il expliqué, ils leur ont accordé quelques jours pour sensibiliser les chauffeurs qui étaient déjà en déplacement. Mais, selon lui, ils sont au regret de constater qu'il y a toujours les mêmes pratiques. C'est ainsi que, dans la nuit du 2 au 3 janvier dernier, 52 contrevenants ont été arrêtés. Ceux-ci seront verbalisés. En tout cas, à partir de cet instant, a dit le chef VP, tous les contrevenants s'exposeront au paiement de la contravention.
Le maire du district devrait donner l'instruction aux agents des forces de l'ordre pour appliquer le contenu de cet accord en entendant la tenue du conseil régional, a expliqué Daouda Samaké. « Nous sommes comme des prisonniers. Si rien n'est fait d'ici la fin de la semaine, nous allons au repos mais pas en grève car nous sommes fatigués », a conclu le syndicaliste. |