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Le ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, Ibrahima N'Diaye, s'est rendu la semaine dernière dans des unités industrielles de Koutiala.
La première étape de la visite a été l'usine d'emballage "Miankala" qui se trouve à 3 km de la ville en allant vers Sikasso. Cette usine appartient à un opérateur économique de la place, El Hadj Sidiki Koné, un natif de Koutiala. L'investissement a été assuré sur fonds propres. L'usine qui a une capacité de production de 1000 sacs à heure, emploie 118 personnes. Ibrahima N'Diaye a ensuite gagné une petite unité de fabrique de dalles à paver. L'usine tourne grâce à 15 personnes dont 3 femmes. Les dalles sont fabriquées à partir de déchets plastiques.
Mais selon les initiateurs de la fabrique organisés dans un GIE appelé "Yèrèdèmè", elles sont aussi résistantes que celles faites à base de ciment. Les dalles sont vendues à 2 500 Fcfa le m2 contre 8 000 Fcfa pour les dalles en ciment. Le Centre de formation professionnelle et artisanale (CFPA) qui a également reçu le ministre forme des jeunes en menuiserie métallique, mécanique-auto, menuiserie-bois, maçonnerie et électricité. Le centre multifonctionnel "Mariam Traoré" délivre, lui, actuellement une formation en électricité-bâtiment à vingt jeunes.
A la section « froid », 80 autres sont inscrits pour une formation de deux ans tandis que vingt filles apprennent la transformation agro-alimentaire. Un peu dans le même domaine, le Centre de formation Simon Precher enseigne le bâtiment, l'électricité, la restauration, la peinture, la teinture et la plomberie sanitaire.
Ici, les artisans ont réservé un accueil très chaleureux au ministre. Ibrahima N'Diaye s'est enfin rendu à l'Institut de formation professionnelle Malick Sidibé, l'ancien Lycée technique agricole (LTA) situé sur la route de San. Il y a visité l'atelier d'embouche, l'atelier de machines agricoles et le jardin potager.
L'un des temps forts du séjour ministériel a été la séance de travail avec les cadres et opérateurs. Ibrahima N'Diaye leur a expliqué que le gouvernement fait des gros efforts en faveur de la création d'emplois. Les échanges ont donné l'occasion au ministre d'insister sur l'importance de la formation professionnelle dans la réduction de la pauvreté.
Des participants (artisans, agriculteurs, commerçants, industriels) ont sollicité des aides d'ordre administratif, structurel ou financier. D'autres ont souligné l'inadéquation entre la formation théorique et l'emploi. Le ministre a observé que Koutiala donnait le bon exemple en matière de promotion des industries. Si tous les autres cercles du pays en faisaient autant, le chômage reculerait sensiblement |