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Le continent démontré qu’il a le potentiel pour devenir un autre pôle de croissance pour l’économie mondiale. Mais cela passe par la promotion des investissements.

 

La Banque mondiale vient de prendre une série de mesures visant à attirer l’attention des gouvernements, des partenaires au développement et des investisseurs sur les opportunités à saisir pour imprimer un nouvel élan à la croissance et à la lutte contre la pauvreté en Afrique. Bien que durement touchés par les crises alimentaire, énergétique et financière mondiales, les États africains ont persévéré dans le renforcement de leurs politiques économiques et maintenu le cap sur le développement durable. Mesurant l’ampleur des défis pour l’Afrique, le président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a effectué récemment une visite sur le continent. Cette visite qui avait commencé le 22 janvier dernier, a conduit le patron de l’institution financière internationale en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire et en Éthiopie où il pris a part au sommet de l’Union africaine qui s’est achevé hier.

A l’issue de sa visite, Robert B. Zoellick a animé hier une conférence de presse par vidéoconférence depuis la capitale éthiopienne. Cette conférence a été suivie dans une vingtaine de capitales africaines dont Bamako. Robert Zoellick a noté que de nombreux pays africains avaient connu une décennie de croissance soutenue avant le déclenchement de la crise financière et économique mondiale. Il est important, de son point de vue, de préserver ces acquis en mettant l’accent sur les investissements dans les secteurs promoteurs de la croissance. Une grande partie de l’Afrique, a-t-il noté, a su enregistrer une croissance soutenue, y compris dans certains États fragiles.

C’est dire que le continent a le potentiel de devenir un autre pôle de croissance pour l’économie mondiale. En ce qui concerne les États fragiles, Robert B. Zoellick préconise des réformes rapides tant sur le plan de l’orientation politique que du cadre institutionnel. Il s’agit surtout de mettre l’accent sur les éléments favorables à la stabilité et au renforcement des capacités, et l’élargissement du champ des opportunités économiques. Le président de la Banque mondiale a également plaidé en faveur de politiques et d’investissements de nature à accroître l’apport africain dans les échanges mondiaux. Les pays africains doivent également accorder la priorité à l’intégration régionale et créer des infrastructures dans les secteurs de l’énergie, des transports et de l’irrigation. Il s’est réjoui des reformes engagés par certains pays africains dans différents domaines de développement. « Chaque pays doit d’abord définir ses priorités par rapport à tel ou tel secteur de développement.

Ensuite la Banque mondiale l’appuiera pour la réalisation de ses objectifs. Pour le développement harmonieux de certains secteurs, les dirigeants africains doivent lever les restrictions qui empêchent le secteur privé de tenir le rôle essentiel qu’il doit jouer dans le développement économique. Les TIC offrent des potentialités énormes pour faire progresser l’agriculture, l’éducation, la santé et bien d’autres secteurs », a estimé Robert Zoellick. Il a souligné que son voyage en Afrique lui avait permis d’inspecter certains projets financés par la Banque mondiale dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et de la pêche. Il s’est aussi entretenu avec des représentants d’autres partenaires au développement et des organisations de la société civile, partenaires clés dans la promotion de la paix, de l’avancement de la transparence et de la bonne gouvernance.

En 2009, le groupe de la Banque mondiale a engagé un montant record de 58,8 milliards de dollars (environ 29 400 milliards Fcfa) en faveur de l’Afrique sous forme de crédits, dons, investissements et garanties. Ces engagements représentent une hausse de 54% par rapport à l’exercice précédent. Les financements ont été faits par le biais de l’Association internationale de développement (IDA) et de la Société financière internationale (SFI). L’Afrique compte plus de la moitié des bénéficiaires des dons et crédits à faible taux d’intérêt de l’IDA, la branche du groupe de la Banque mondiale qui finance les opérations dans les 79 pays les plus pauvres du monde. La SFI, la filiale qui soutient les investissements et fournit des services de conseil visant à renforcer le secteur privé dans les pays en développement, a vu ses engagements en Afrique passer de 445 millions de dollars (222 milliards Fcfa) en 2005 à 1,82 milliard de dollars (environ 910 milliards Fcfa) en 2009.



Rédacteur(s): Doussou Djiré

 

 

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