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2010-02-02, 12:09:08
   

Il existe deux types de gestion : la première est directe et la seconde déléguée.

 

Au Mali il existe deux modes de gestion des marchés : la gestion directe assurée par le conseil communal et la gestion déléguée assurée par un organe, qui signe un contrat avec le conseil communal. Quelque soit le type de marché, la mairie est l’agent principal de la gestion des marchés recensés.

Il convient de souligner que la gestion déléguée des marchés est relativement récente. Selon les données du dernier recensement des marchés, sur les 181 marchés recensés, 96 sont gérés par les mairies. Plus de la moitié des marchés sont sous gestion directe. Ce mode de gestion est plus pratiqué dans les régions de Kayes et Sikasso et moins présente dans les régions du Nord et à Mopti. Concernant la gestion déléguée, les G.I.E s’occupent de 47 marchés à prédominance quotidienne dont 3 marchés hebdomadaires et 5 marchés de type hebdomadaire et quotidien. 20 marchés sont sous la gestion d’autres organes comme les coopératives de gestion, les associations, les comités et les particuliers. 47,06 % des marchés de Bamako sont gérés par d’autres organes que la mairie. Le recensement a fait ressortir la dominance de la gestion directe dans les capitales régionales. C’est à Koulikoro que la gestion déléguée est le moins pratiquée avec 2,35 % des marchés La Commune VI se retrouve au creux par rapport à ce mode de gestion avec un taux de 1,04 % seulement. En Commune II, la gestion déléguée n’est même pas exercée. Pour ce qui est du montant mensuel versé par les organes de gestion à la mairie, les municipalités reçoivent mensuellement en moyenne 402.036,84 Fcfa.

En valeur absolue le montant global que les mairies perçoivent des marchés par mois est de 33.369.058 Fcfa. L’enquête a montré que les GIE sont financièrement plus rentables que les autres organes avec 26.476.771 Fcfa (563 335,55 Fcfa en moyenne) par mois, soit 79,35% du montant global. Suivent “les Autres organes” avec 5.546.552 Fcfa Quant aux sources de financement des marchés, elles varient selon les régions. Par exemple, sur 15 marchés aménagés dans le District de Bamako, 5 sont financés par le privé contre 1 par le mixte. De même dans la région de Mopti, sur 9 marchés aménagés, 8 sont de type de financement mixte.

Titres de propriété. Il existe 42 titres de propriété sur l’ensemble des 181 marchés recensés dont 21 sont des titres fonciers, 12 des lettres d’attribution, 3 constituent “ Autres titres ” et 6 sont “ non déclarés ”. Dans les régions, les titres de propriétés des marchés à 50% sont des titres fonciers, exceptée la région de Gao où les titres déclarés sont des lettres d’attribution. A Bamako, la nature de 2 titres n’a pas pu être identifiée. A Koulikoro un. Les capitales régionales détiennent un titre de propriété pour leurs marchés à hauteur de 67%. Elles sont suivies des chefs- lieux de cercles où sur 67 marchés recensés, 12 seulement possèdent des titres. Les communes de Bamako sont très mal fournies en terme de titre de propriété avec 5 marchés.

La commune la plus fournie dans ce domaine est la commune II avec 20 % de ses marchés. Les marchés où ils n’existent aucun titre de propriété sont ceux de la commune I et de la commune IV En termes d’occupation, Sur les 181 marchés recensés, 71307 places sont disponibles, parmi lesquelles 63120, soit 88,52 % sont occupées. Les marchés les plus vastes sont à Bamako avec 49593 places, soit 69,55 % de places disponibles, suivis de Ségou et de Sikasso avec respectivement 9611 (13,5 %) et 6029 (8,5 %) places disponibles. Les marchés de Tombouctou observent une pléthore avec 110 % de taux d’occupation. Suivent ceux de Kayes, de Mopti, Sikasso avec respectivement 100%, 95% et 94%. Le District de Bamako arrive en 5ème rang avec 88,28% de taux d’occupation. Le recensement indique que les femmes sont les occupants majoritaires des marchés avec 65,57 % de taux d’occupation contre 34,43 % pour les hommes. Le phénomène se constate dans toutes les régions, exceptée celle de Tombouctou où les hommes sont majoritaires avec 56,67 % d’occupation de places. C’est en commune III à Bamako que l’occupation des femmes atteint le maximum avec 80,55 % contre un minimum de 57,89 % dans les chefs lieux de cercles. Le recensement des marchés a identifié les problèmes majeurs auxquels sont confrontés nos marchés à savoir : les problèmes d’aménagement et d’équipement ; d’assainissement et de sécurité, de mauvaise gestion etc. D’autre part, il a révélé une absence notoire de titres de propriété rendant officiels les marchés. A cela, il faut ajouter que les collectivités régionales s’intéressent plus à l’aménagement de leurs marchés que le District de Bamako. Il est souhaitable que les marchés aient leurs titres de propriétés afin d’éviter des conflits fonciers. Les données statistiques globales sur l’identification, la classification et la répartition des marchés au Mali, issues du recensement, permettront de jeter les bases de toute étude de financement, d’aménagement et de gestion des dits marchés.



Rédacteur(s): Fatim Maïga

 

 

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