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La réforme du secteur des télécommunications dans notre pays remonte à 1998 quand le gouvernement avait adopté une déclaration de politique sectorielle fixant les grandes orientations du secteur. Pour atteindre les objectifs fixés, les pouvoirs publics ont décidé d'une démarche conduite dans deux directions : la libéralisation du secteur et l'ouverture du capital de la Sotelma. Adoptée en mars 1999, la décision d’ouvrir le capital de la société s'est accompagnée en 2003, de la création d'un Groupe technique d'appui à la privatisation de la Sotelma (GTA). Un groupe conçu comme un corps pluridisciplinaire interministériel de concertation pour la préparation et la conduite de la privatisation.
Le processus engagé, le gouvernement a adopté en 2004, une lettre d'orientation sur la stratégie de privatisation de la Sotelma. Celle-ci définit les grands principes du désengagement de l'État du capital de l'opérateur historique. Le document analyse les paramètres clés de la privatisation : forme de privatisation, profil du partenaire stratégique, modalités de cession des actions et répartition du capital. Sur ce dernier point, le partage prévu accorde 51% au partenaire stratégique, 20% à l'État, 10% aux travailleurs de la Sotelma et 19% au grand public.
En février 2007, un conseiller à la privatisation a été engagé pour finaliser la stratégie de privatisation. Il devait aussi préparer les documents pour un appel d'offres international, rechercher des investisseurs, assister aux négociations de vente et s'employer à clôturer la transaction. Le conseiller à la privatisation avait fourni en 2007 les rapports de diagnostic et les rapports de la valorisation de la Sotelma. Les propositions de choix qui y sont contenues ont été analysées et adoptées par un comité interministériel composé des ministres en charge du dossier. La réunion était présidée par le Premier ministre.
La privatisation de la Sotelma est entrée dans une phase décisive avec la conférence des investisseurs étrangers tenue à Paris en juillet 2008. Plusieurs opérateurs téléphoniques avaient répondu à l’invitation comme Maroc Télécom, Portugal Télécom, Tunisie Télécom, Telecel Globe, Millicom, Sudatel. Les principaux atouts de l'opérateur historique sont une connaissance profonde du marché, une clientèle fidèle, une adhésion du personnel au processus de privatisation, des infrastructures techniques modernes et entièrement numérisées. La société dispose aussi d'un réseau GSM avec une bonne qualité de service, un climat social serein, une présence sur toute l'étendue du territoire national.
La conférence des investisseurs étrangers fut suivie de celle des nationaux. Cette dernière était aussi importante compte tenu du fait que 19% de parts du capital sont réservés au grand public. C’est en janvier 2009 que le processus de la privatisation de la Société des télécommunications du Mali s’est accéléré après le dépouillement des offres financières. Maroc télécom avait fait l’offre la plus intéressante en proposant 252 millions d'euros, soit environ 165 milliards Fcfa. Deux autres géants du secteur étaient en lice : Sudatel (Soudan) et Portugal télécom (Portugal). Le premier aurait proposé 111 millions d'euros, (72 milliards Fcfa) et le second aurait fait une offre de 80 millions d'euros (plus 52 milliards Fcfa).
Bien que son offre ait été la plus intéressante, Maroc télécom n'avait pas été déclarée adjudicataire de la Sotelma. Son offre devait être acceptée par les pouvoirs publics qui lui ont demandé un surcroît d’efforts financiers.
Il reste maintenant l’exécution du plan social. Ils seraient aujourd’hui plus de 600 agents sur les 1 382 que compte la société à être candidats au départ volontaire.
Le repreneur de l'opérateur historique va acquérir une société d'un capital de 8,792 milliards de Fcfa et qui emploie environ 1 382 agents. L'entreprise possède un portefeuille de 747 407 clients dont 672 045 abonnés au mobile GSM, 71 282 abonnés au téléphone fixe et 4080 clients des services Internet.
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