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 Dans notre pays, les formations végétales reculent de jour en jour à la suite des activités anthropiques combinées aux effets des changements climatiques.
Et tous les écologistes s'accordent à dire que l'homme est le premier prédateur des espèces végétales.
Pour notre pays, les statistiques révèlent que des millions d'hectares partent en fumée chaque année à cause des feux de brousse.
Au cours de ces dernières décennies, les formations végétales ont été durement assujetties aux facteurs humains. Dans les pays du Sahel et principalement au Mali, les études montrent que 80% des énergies consommées proviennent du bois et du charbon de bois.
Du fait de la rareté des ressources en bois dans les zones urbaines, les forêts classées qui arborent les grandes agglomérations sont la cible des bûcherons malgré l'interdiction des services de la conservation de la nature.
Au-delà du préjudice causé par la consommation anarchique du bois, l'agriculture malienne porte également un coût sévère à la couverture végétale.
L'agriculture au moyen de sa nature extensive, nécessite chaque fois de nouveaux champs à travers des défrichements massifs. Ces nouveaux champs provoquent par an la disparition de plus de 300 000 hectares.
Par ailleurs, notre écosystème souffre des effets des changements climatiques, de la multiplication des pâturages, de l'extraction des produits de la pharmacopée traditionnelle constitués de feuilles, de racines, d'écorces qui constituent les parties vitales des plantes.
Au rythme actuel de la dégradation des couvertures végétales, des actions conjuguées et concertées sont nécessaires quand on sait que plus de 80% de la population active du Mali tirent leurs revenus du domaine de l'agro-sulvo-pastoral. |