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 Au mois de février 2009, le gouvernement, sur instruction du président de la République, avait décidé d'accorder des exonérations sur l'importation du riz sur une période de trois mois (1er mars - 31 mai). L'opération qui a pris fin le dimanche soir à 00 heure, a permis d'importer sur le marché 104 tonnes de riz exonéré dont plus de la moitié à l'actif du GGB de Bakoré Sylla, principal opérateur céréalier du pays. La Direction nationale du commerce et de la concurrence tire un bilan positif de l'opération qui a contribué à faire chuter le prix moyen du riz de 375 Fcfa le kilo à 325 FCFA sur les principaux marchés de la capitale.
Entrée en vigueur le 1er mars 2009, la mesure d'exonération du gouvernement datant du mois de février, a pris fin le dimanche 31 mai.
En attendant le bilan officiel du ministère de l'industrie, des investissements et du commerce, les chiffres obtenus au niveau de la Direction nationale du commerce et de la concurrence, en date du vendredi 29 mai, montrent que l'opération a eu un impact considérable.
La mesure d'exonération en question concernait deux qualités de riz de grande consommation : le riz blanchi en emballage immédiat de plus de 5 kg ou en vrac et le riz brisure.
Elle ne couvrait pas le riz blanchi 5% brisure, le riz blanchi 100% brisure parfumé, le riz blanchi entier parfumé et le riz entier étuvé qui sont des riz de luxe.
Cependant, contrairement à l'année dernière la particularité principale de cette opération est que l'exonération était ouverte à tous les opérateurs habilités à importer (c'est-à-dire inscrits au registre du commerce et du crédit immobilier, avoir un numéro d'identification fiscale et le patent import export en cours de validité.
Les opérateurs intéressés devaient signer un cahier de charges avec le ministère chargé du commerce, à travers la Direction nationale du commerce et de la concurrence, laquelle fixait les conditions d'importation, de distribution et de mise à la consommation par les détaillants ou par le détenteur de magasins témoins.
A cet effet, le riz exonéré devrait être vendu au détail à 300 FCFA le kilo. Ainsi, selon les chiffres que nous avons obtenus de la Division étude organisationnelle et de la commercialisation de la DNCC, 48 opérateurs ont signé des contrats dans le cadre de ce cahier de charges. La quantité totale prévisionnelle de ces contrats était de 400 333 tonnes.
Sur ce volume, à la date du vendredi 29 mai, dernier jour ouvrable avant la fin de l'opération, 104 560 tonnes ont été déclarées au cordon douanier, sur les 400 333 tonnes d'intention, soit un taux de 26,12%. De même, sur les 48 opérateurs qui se sont engagés, 31 ont pu honorer leur engagement.
Toujours à la date du vendredi 29 mai, la DNCC avait enregistré à son niveau une quantité totale de 78 596 tonnes de riz en souffrance dans les différents ports de transit vers notre pays.
Ce retard par rapport à l'acheminement s'explique en partie par des difficultés auxquelles certaines sociétés, à l'image du GGB ont été confrontées notamment en matière de transport.
Certes, au niveau de la DNCC, on n'a pas dévoilé la quantité importée par société, mais à en croire certaines sources le GGB, de Bakoré Sylla arrive de loin devant les autres importateurs.
En effet, trois semaines seulement, après l'entrée en vigueur de la mesure, les premiers camions de riz exonéré de cette société se sont immobilisés devant ses magasins, le samedi 21 mars, avec une partie des 30 000 tonnes que la société a acquises auprès de son partenaire, le Groupe Louis Dreyfus. Celui-ci devrait, en tout, livrer 100 000 tonnes au GGB.
Le stock en souffrance dans les ports bénéficiera t-il des mesures d'exonération ? A la division étude organisationnelle de la commercialisation et de la distribution de la DNCC, on reste prudent par rapport à cette situation. Un des responsables estime en sa qualité de technicien que la mesure s'arrête au 31 mai et qu'il appartient aux plus hautes autorités de décider du sort du riz en souffrance dans les ports.
En attendant, on pense que malgré les problèmes de transport signalés par le GGB, la mesure d'exonération a eu un impact positif sur le prix du riz sur le marché.
En effet, avant l'exonération le prix moyen était de 375 FCFA le kilo sur les marchés de Bamako, aujourd'hui le prix moyen est de 325 FCFA.
Quant au prix de vente de 300 FCFA le kilo, on nous signale que, malgré la surveillance des directions régionales du commerce et de la concurrence, celui-ci n'a pas été correctement appliqué à certains endroits comme dans les quartiers périphériques ou dans certaines régions à cause des surplus de frais de transport. |