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 La variété s'adapte à ce système de riziculture comme on a pu le vérifier lors de la campagne passée
En Afrique, le riz pluvial constitue 60% du riz cultivé avec un rendement faible de 0,5 tonne à l'hectare. En Afrique de l'ouest, sa culture est importante en Sierra Léone, Guinée, Côte d'Ivoire, Liberia et au Nigeria, où il occupe 60 à 100% des surfaces cultivables. Dans notre pays, la riziculture pluviale est marginale par rapport aux autres systèmes rizicoles, ce qui explique le peu de données statistiques disponibles sur sa culture. Ce type de riziculture est pratiqué généralement dans les régions sud de Kayes, Koulikoro et Sikasso, où la pluviométrie est égale ou supérieure à 900 mm.
Le riz pluvial est cultivé sur de petites parcelles généralement contiguës à celles d'arachide, de coton ou d'autres cultures pluviales. Les rendements obtenus sur les parcelles de riz pluvial sont très faibles. Cette situation est due en partie à l'insuffisance et à la faible maîtrise de paquets techniques adaptés.
L'introduction de nouvelles variétés pluviales comme les "nerica" a suscité un véritable engouement chez les producteurs. L'évaluation de ces nouveautés à travers la sélection variétale participative (PVS-recherche et vulgarisation) a permis aux producteurs d'identifier les quatre meilleures variétés de riz pluvial dont le nerica 4, bien adaptées aux conditions de la riziculture pluviale.
La diffusion de ces nouvelles variétés se poursuit dans toutes les régions du sud du pays. Tandis que les recherches complémentaires se poursuivent sur la fertilisation minérale, les dates optimales de semis et l'évaluation de nouvelles variétés plus performantes.
Si on veut améliorer et augmenter la production rizicole, la promotion du nerica pourrait aider à atteindre la sécurité alimentaire. La preuve a été établie lors de la campagne agricole 2008/2009 durant laquelle nerica a occupé une place prépondérante dans les objectifs de production rizicole. Le Projet de diffusion du riz nerica participe ainsi à l'effort du gouvernement de booster la production.
C'est un projet sous-régional qui regroupe 7 pays : le Bénin, le Ghana, la Gambie, la Guinée, le Mali, le Nigeria et la Sierra Léone. Il participe de l'initiative africaine du riz (ARI). Le Mali a obtenu en février 2005 et pour 5 ans auprès du Fonds africain de développement (FAD), un prêt totalisant un peu plus de 3 milliards Fcfa dont 2,3 milliards du FAD.
QUATRE COMPOSANTES. Le projet a effectivement démarré en 2006. Il est basé à Sikasso et couvre les régions de Kayes (cercles de Kita, Kéniéba et Bafoulabé), Koulikoro (cercles de Dioïla, Kati, Kangaba et Koulikoro), Sikasso (cercles de Sikasso, Bougouni, Yanfolila, Kolondiéba, Koutiala, Kadiolo et Yorosso).
Il s'emploie à accroitre la productivité et la production du riz et plus spécifiquement à assurer la diffusion des variétés de riz nerica, assurer la multiplication des semences de pré-base et de base, mener des recherches d'adaptation sur les nouveaux riz nerica, mettre au point des technologies complémentaires et enfin assurer la formation des différents acteurs intervenant dans la diffusion.
Le Projet de diffusion du riz nerica comprend 4 composantes : la composante transfert de technologies travaille à la production de semences, la recherche adaptative et les technologies complémentaires ; la composante appui à la production intrants s'occupe d'encadrement, mobilisation des bénéficiaires ; la composante renforcement des capacités s'intéresse à la formation des différents acteurs, mise à la disposition des moyens tandis que la composante coordination du projet s'occupe de la gestion quotidienne des activités du projet.
L'Institut d'économie rurale (IER) a abrité la 5è session du Comité de pilotage du projet de diffusion du riz nerica sous la présidence du directeur général de la structure, le Dr Bino Témé. C'était en présence du directeur national de l'agriculture, Daniel Kéléma, du directeur général de l'Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN), Issa Djiré, du coordinateur national de l'Initiative riz, Mamadou Goïta, et du coordinateur du Projet, le Dr Yacouba Doumbia.
La session a examiné les documents relatifs à l'exécution des recommandations de la précédente session, au rapport d'exécution des activités en 2008, au plan d'activités et au budget 2009. Le comité de pilotage a constaté que les activités de production de semence de base et de semences certifiées ont été menées respectivement au niveau de la recherche et des producteurs et productrices.
D'autres activités programmées en 2008 ont été exécutées. Le budget 2008 était de 1,739 milliard Fcfa dont seulement 650,4 millions Fcfa ont été dépensés soit 37,39%.
Pour 2009, le Projet a programmé, entre autres, des activités de transfert de technologie, comme la poursuite des activités sur la sélection variétale participative, les techniques agronomiques, la production de semences (environ 2000 tonnes de semences de riz nerica). Ces activités se dérouleront pendant toute l'année et seront exécutées en rapport avec les structures de recherche et de vulgarisation.
La formation des producteurs, agents de diffusion des variétés de riz nerica, et les tests de technologies complémentaires vont se poursuivre. Un accent particulier sera mis sur les campagnes d'information et de sensibilisation sur la culture et les technologies du riz nerica. Un budget de l'ordre de 1,134 milliard Fcfa est prévu pour mener à bien ces activités. |