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 Placé sous l'autorité du Premier ministre, un mécanisme à trois composantes va assurer le suivi des recommandations
Le rapport général du Forum national sur l'éducation a été remis mardi au chef du gouvernement par le président du comité d'organisation, le Pr. Salikou Sanogo, au cours d'une cérémonie qui a regroupé de nombreux invités à la Primature. Le dossier contient les recommandations, la déclaration, le rapport de synthèse des travaux du comité d'organisation et les rapports des ateliers du forum. La cérémonie a été marquée par des allocutions et la remise du rapport proprement dit.
Les résultats des activités menées par le comité d'organisation sont ainsi consignés dans une dizaine de documents, résultats des rapports des visites de courtoisie et des ateliers thématiques, de la synthèse des écoutes et des contributions des différentes structures.
Selon son président, le comité d'organisation du forum national sur l'éducation, en produisant son rapport, apporte sa modeste pierre à l'édification d'un système éducatif performant, un vœu cher à tous les Maliens. Au nom de ses collaborateurs, Salikou Sanogo a souhaité que les résultats du forum soient le prélude à des solutions pérennes et partagées pour l'épanouissement de notre système éducatif et le bonheur de notre jeunesse.
"La page qui s'ouvre après le forum est celle de l'action. Aussi, il faut agir ensemble pour atteindre les objectifs qui nous sont fixés, sans que les contingences n'entravent notre élan. Je suis convaincu que vous êtes tout autant engagés que le gouvernement à relever le défi de la renaissance de l'éducation au Mali" : c'est l'appel lancé par le Premier ministre en recevant le rapport.
Modibo Sidibé a remercié tous ceux qui ont œuvré à la réussite de la rencontre, particulièrement le comité préparatoire et son président. "C'est le succès de tout le monde, toute la nation malienne, qui a trouvé le temps et l'espace de dialoguer avec elle-même. Ce dialogue républicain et démocratique entre les acteurs et partenaires de l'école est à saluer", a jugé le Premier ministre.
Après la remise du rapport marquant la fin des travaux du comité préparatoire, Modibo Sidibé a précisé que le processus suivait son cours avec la mise en œuvre des recommandations du forum. A ce propos, il a annoncé l'installation, sous son autorité, d'un mécanisme de suivi à trois composantes.
La première est un groupe d'experts constitué en staff auprès du cabinet du Premier ministre. Il est chargé d'identifier les recommandations pouvant faire l'objet de mesures immédiates et celles à planifier conformément à la déclaration du forum qui préconise "des solutions techniques réalisables, durables et soutenables pour notre pays ».
La seconde est un comité interministériel de suivi de l'application des recommandations. Ce comité sera constitué d'une dizaine de ministres. Il va examiner et arrêter les points des recommandations à soumettre à l'approbation du gouvernement, arrêter le projet de plan opérationnel pour la mise en œuvre des mesures retenues, fixer toutes les orientations en rapport avec les recommandations du forum.
La troisième composante sera une rencontre périodique de suivi des recommandations. Selon le Premier ministre, cette dernière composante sera un espace de vérité et de transparence. Toutes les données et informations y seront communiquées.
Modibo Sidibé a saisi l'occasion pour confirmer que les investissements dans le domaine de l'éducation vont se poursuivre avec plus d'intensité. Ainsi, a-t-il annoncé, le budget global du secteur de l'éducation nationale passe de 186,9 milliards Fcfa en 2008 à 216,9 milliards Fcfa en 2009, soit une augmentation de 16%. Pour Modibo Sidibé, cette augmentation du budget marque la volonté manifeste du gouvernement d'améliorer notre système éducatif.
"Je voudrais encore, ici, réaffirmer que l'école demeure au cœur des priorités que le président de la République nous a assignées", a insisté le chef du gouvernement avant de noter qu'aucun sacrifice ne parait de trop pour la renaissance de notre école afin de faire d'elle un creuset socio-économique pour soutenir notre développement, offrir de nouvelles opportunités d'emplois à la jeunesse, et faire du Mali un pays émergent. |