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Le premier parti, groupement de partis ou de personnalités neutres qui se prononcera en faveur d'une candidature de l'actuel Premier ministre Modibo Sidibé gagnera le jack pot ! Car en 2012, il sera question de voter pour la personne qui nous garantira la stabilité obtenue depuis 1994 grâce, il est indéniable, à la ténacité d'Ibrahim Boubacar Kéïta, 3ème Premier ministre de notre 3ème République chancelante entre juin 1992 et février 1994.
LA RUCHE EN PREMIER
Quoi qu'on puisse ergoter sur les différentes erreurs commises par l'ancien Premier ministre IBK, il est et restera le principal artisan de la stabilité de notre pays, d'abord en arrivant juste à la primature le 4 février 1994, puis après les élections de 2002 sur lesquelles il sera désormais inutile de revenir.
Cependant, l'homme a commis des erreurs qui ne manqueront pas de lui enlever tout le capital de sympathie qu'il avait en 2002.
La tendance trop marquée chez lui à mettre une certaine distance entre lui et ses mandants, les critiques à peine couvertes des membres de son parti le RPM et surtout sa candidature contre l'actuel locataire de Koulouba en 2007 ont eu raison de lui.
Avec sa mine actuelle d'un Ben Hur qui serait tombé de son char, il lui sera difficile de rebondir et de se faire une santé politique, à moins que, dès à présentée rassemblement qu'il dirige "souhaite, provoque, encourage et soutienne" la candidature de Modibo Sidibé, en se mettant en tête qu'Edouard Balladur ancien candidat... a fini par soutenir l'actuel président français Nicolas Sarkozy. Ce qu'on voit mal faire le président des Tisserands.
Et c'est ce qu'on verrait bien l'Adema rééditer après s'être accroché dès 2005 à ATT pour se relever. Il faut dire que, toute analyse d'entêtement mise de côté, c'est le PASJ qui gagnerait beaucoup avec un candidat comme Modibo Sidibé.
D'abord, parce qu'au sein de la ruche, il n'y a aucune personnalité qui se détache de façon incontestable de manière à focaliser autour de sa personne un rassemblement digne d'une candidature à l'élection présidentielle. Parler de Dioncounda Traoré ou de Mandé Sidibé effraie déjà à l'idée de se faire guider par un timoré, pas assez de poigne, voire "trop tête décédée". Ibrahima N'Diaye ou Soumeylou Boubèye Maiga? On tourne la tête pour parler d'autres choses... de football, par exemple.
POURQUOI MODIBO SIDIBE?
Ensuite il faut le reconnaître très vite, l'ADEMA-PASJ ressemble en ce moment plus, non pas à une ruche dans laquelle la solidarité est sans faille, mais à une marre infestée de crocodiles où chaque bout de gras est âprement disputé, déchiqueté et morcelé.
Le salut, à notre misérable avis d'aujourd'hui, passe nécessairement à un ralliement à la candidature de M. Modibo Sidibé. Celui-ci est de cette race de personnalités rares, aujourd'hui, dans la classe politique malienne : loyal envers nos deux chefs d'Etat depuis mars 1991, sérieux, discret, taciturne et sans commune mesure avec le genre bavard-vantard rappelant toujours appartenir au mouvement démocratique à vous saouler.
L'actuel Premier ministre, hyper efficace du reste, en plus de toutes ces qualités, a une connaissance profonde des dossiers qui se traitent en ce moment dans le monde. Il a en plus gardé toute l'estime d'Alpha Oumar Konaré et celle d'ATT : à preuve...
Autre chose ? Oui ! Il est à l'opposé de ces salonnards et autres béni oui-oui qui pullulent dans la classe politique malienne, plus préoccupés à faucher un soi-disant rival ou à chercher un poste juteux qu'à travailler pour le peuple.
Modibo Sidibé sonnera, à partir de 2012, comme la cloche de l'appel à un rassemblement pour poursuivre la recherche de la prospérité et le maintien de la stabilité dans notre cher Mali et non pas celui de l'instabilité, du déchirement, de la revanche des uns contre les autres qu'on nous proposera ailleurs.
Le vrai enjeu des présidentielles de 2012 sera de faire le choix entre une mer toujours agitée et le calme plat sur la mer que, seul en ce moment, on ne voit personne nous l'assurer que l'actuel locataire de la Primature. |