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 La candidature du 2e vice-président au poste de président de l'Union pour la République et la démocratie (URD), qui organise son 2e congrès ordinaire ce week-end, est dans l'ordre normal des choses dans un système démocratique. La vérité sortira des urnes.
Les 26 et 27 avril prochains, l'Union pour la République et la démocratie, URD, tiendra son deuxième congrès ordinaire. Parti issu de l'Adéma au lendemain de la présidentielle de 2002, il s'est rapidement imposé comme deuxième force politique, mais également comme force de rassemblement, dans la mesure où le parti de la « Poignée de main » a accueilli beaucoup d'autres formations et individus.
Progressivement, l'URD a conquis le terrain et il revendique aujourd'hui des sections sur tout le territoire. Autre preuve de sa maturité : il a été le seul vrai parti à avoir l'aide aux partis politiques cette année.
Le parti est sorti d'une turbulence somme toute salutaire. Crise de croissance ou tentative extérieure de déstabilisation, mais, cette bourrasque a permis de jauger la solidité des socles. En effet, la mini-crise a été gérée dans le dialogue et n'a surtout pas donné lieu à une saignée ou à des empoignades comme on en voit ailleurs.
Malgré ces acquis, le parti bruit d'insatisfactions. Certes, la première bourrasque n'a rien donné et le parti a montré sa maturité. Le 2e vice-président Oumar Ibrahim Touré, qui avait manifesté des ambitions, selon lui, pour « redynamiser le parti », a jeté l'émoi sur les uns et les autres en annonçant sa volonté de briguer la tête du parti.
Soumaïla Cissé avait dû arbitrer entre le ministre de la Santé et Younoussi Touré, le président. Mais, tout semble dire que la confrontation n'a été que reportée car, si l'on en croit des confrères, Oumar Ibrahim Touré est « acculé par des militants, des députés, des jeunes pour qu'il soit candidat ».
Là où l'on fausse l'analyse, c'est de voir en cela les prémices d'une division. L'URD n'est pas un parti d'unanimisme et si « l'ambition » du ministre Touré est saine, elle ne peut pas être contre le parti. Il ne peut pas non plus constituer une menace pour l'URD, d'où l'incompréhension face à ceux qui voudraient en faire un événement extraordinaire.
La vérité des urnes séparera les candidats et le parti reprendra son fonctionnement normal, à moins qu'il ne soit dans les intérêts de Koulouba de souffler sur les braises. |