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Dans moins de deux mois, le parti du Bélier Blanc sera une fois de plus sur le starting block pour briguer le suffrage des Maliens. L'homme qui doit porter les couleurs du parti, le président Tiébilé Drame, se présente à la compétition électorale de cette année avec des atouts de taille.

 

En plus de l'union sacrée des membres de son parti autour de sa candida­ture, Tiébilé Drame dispo­se d'une arme secrète qui fera sans doute la différen­ce au moment du choix final. Cette arme qui a été fabriquée lors du 2ème congrès extraordinaire du parti en décembre dernier n'est autre que "Le projet pour le Mali" du Parena. Ce projet qui s'articule autour de trois piliers fondamen­taux fait du Parena le porte-parole de ceux qui n'ont pas accès aux soins de santé primaire ; de ceux qui sont exclus du système éducatif ; de ceux qui au quotidien luttent contre l'indigence, la pauvreté et l'exclusion ; enfin de tous ces laissés pour compte de la démocratie.

 

C'est une vision du Mali qui gagne. Elle ne procède ni de l'utopie, ni de la démagogie. Elle découle d'une analyse rigoureuse du potentiel moral, mental et physique d'un grand peuple, d'une grande nation. Le Parena est convaincu que "ce que cer­taines nations, aujourd'hui parmi les plus respectées, ont réussi en quatre décen­nies, le Mali aussi peut et doit le réussir".

 

Dans la perspective de la victoire sur le pessimis­me et la paresse, le Parena invite tous les acteurs, toutes les bonnes volontés à se joindre a lui pour re­proposer et mettre en œuvre une stratégie pour le Mali. C'est à dire un Mali mieux nourri, un Mali mieux vêtu, un Mali mieux logé, un Mali dont la jeu­nesse a un atout, non un handicap et enfin un Mali de l'avancée démocratique et des réformes abouties.

 

Ce sont tous ces vœux qui sont résumés en trois idées fortes dans le projet pour le Mali du Parena

 

Le Parena se propo­se de faire "plus de riches et moins de pauvres"

 

La lutte contre la pau­vreté est l'un des trois piliers Fondamentaux de la vision du Mali du Parena. Dans le cadre de cette lutte, le parti du Bélier Blanc, tout en reconnaissant les efforts de développement entrepris dans notre pays, pense qu'il est possible d'instaurer au Mali une société d'aisance qui décla­re une guerre totale à la pauvreté, à la précarité, à la faim et à la maladie. Huit millions de nos compa­triotes ne peuvent pas en effet s'offrir un repas décent par jour. Cette situation n'étant plus sup­portable, le Parena propose des solutions alternatives. Il s'agira de :

 

*  Travailler à faire du Mali un pays à revenus intermédiaires, à l'horizon 2012 ;

 

*   Réinvestir  massivement dans le secteur rural à savoir relancer la produc­tion, améliorer la producti­vité, permettre la compéti­tive de l'agriculture de rele­vage et de pêche, secteur qui emploie plus de 80% de nos compatriotes ; un financement adapté au développement du monde rural ; la sécurité foncière pour le paysan ; la protec­tion de notre agriculture contre les produits agri­coles subventionnés. En un mot la mise en œuvre de la loi d'orientation agricole.

 

Pour le Parena, c'est la seule meilleure "assurance risque" pour le Mali.

 

Le Parena se propose aussi d'exploiter chaque avantage comparatif en créant de la valeur ajoutée et, ceci dans un cadre plus inactif pour l'investisse­ment, tarit pour notre dia­spora, nos opérateurs éco­nomiques que nos partenaires extérieurs.

 

*   Gérer   de   manière optimale   les   ressources humaines et financières du pays, pour promouvoir la culture de l'efficacité et de la discipline nécessaire aux grands projets.

 

* Promouvoir sans com­plexe une classe moyenne qui permettra le contrôle de son destin, et qui peut être le sous-traitant d'une politique de globalisation axée sur la décolonisation de l'investissement étran­ger;

 

* Elargir les bases de la mobilité sociale et accorder une attention soutenue aux couches les plus démunies.

 

*   Une   redistribution équitable des fruits de la croissance axée sur une politique hardie de créa­tion d'opportunités écono­miques ainsi qu'une poli­tique active et discrète de solidarité.

 

Le deuxième pilier fon­damental du projet pour le Mali du Parena repose sur la jeunesse. Une jeunesse qui ne sera plus considérée comme une menace pour la patrie mais une opportuni­té. A l'instar de nombreux pays africains, le Mali se caractérise par un taux de croissance démographique se traduisant par un pour­centage élevé de jeunes dont l'éducation, la forma­tion et l'insertion sociopro­fessionnelle constituent un défi majeur pour le déve­loppement.

 

Pour les cinq années à venir, le Parena propose au peuple malien en général et à sa jeunesse en particu­lier:

 

*  une école repensée et adaptée aux exigences du monde d'aujourd'hui et de demain où l'enseignement de masse ne se fera pas au détriment de la qualité, et où  il  sera  accordé  plus d'équité, de reconnaissan­ce,   d'imagination   et   de débouchés pour l'enseigne­ment coranique ;

 

*   Des mesures vigou­reuses pour favoriser l'employabilité des jeunes;

 

* Un système de forma­tion professionnelle qui donnerait la priorité à la qualification et aux diplômes.

 

* Une société où le rôle et la place de la famille sont restaurés, avec comme pierres d'angle de cette politique : le respect de nos valeurs spirituelles, cultu­relles et religieuses, en adé­quation avec les données d'un monde en évolution,

 

*   La promotion de la citoyenneté responsable et la restauration de l'esprit civique, l'indispensable épanouissement de la femme et la politique de l'émigration  érigeant  en principe non négligeable le respect des Maliens  où qu'ils soient et quels qu'ils soient, tout en privilégiant l'investissement   productif dans les bassins d'émigra­tion connus fournissant à la   jeunesse    locale    les opportunités qu'elle part chercher ailleurs.

 

Quant au troisième pilier, il repose sur une société d'avancées démo­cratiques et de réformes abouties. Dans sa vision pour le Mali, le Parena lance un appel à tous les Maliens, à savoir qu'il est temps "de nous retrouver autour d'une démocratie, non pas tolérée par condes­cendance, comme si l'Afrique n'est pas capable, mais une démocratie solide et conforme aux critères universels".

 

C'est pourquoi, il pro­pose d'entreprendre en toute urgence les réformes ci-après :

 

* La reforme de l'admi­nistration sans l'efficacité de laquelle il n'y a pas de développement du secteur privé, ni même essor économique par :

 

-  l'audit institutionnel de la démocratie malienne, après une décennie de par­cours;

 

-  l'ancrage de l'état de droit et le principe de la séparation des pouvoirs,

 

-  l'octroi au parlement de la place qu il mérite dans une démocratie digne de ce nom;

 

-  l'aide au développe­ment et à la protection des contre pouvoirs, notam­ment de la société civile, le lancement sans délai du processus de transforma­tion des médias d'État en véritables médias publics, l'obligation    de    rendre compte aux administrés, la valorisation du mérite et du résultat pour barrer la route au clientélisme, aux sauf-conduits et aux passe-droit;

 

* La reforme de la justi­ce qu'il faut parachever pour créer un environne­ment  juridique sécurisé tant   pour les citoyens maliens que pour les inves­tisseurs étrangers par la lutte contre l'inflation, l'in­civisme et la corruption.

 

Le refus de l'impunité

*  La réforme de l'école pour repenser notre poli­tique de formation et l'adapter aux exigences de notre monde par la relectu­re du Programme décennal de l'éducation (Prodec) notamment dans sa mise en application.

 

*   La   révision   de   la Constitution et des textes fondateurs         de         la République ainsi que la poursuite d'une reforme majeure, celle de la décen­tralisation par le transfert des  compétences et des ressources aux collectivi­tés;

 

*  Une grande politique visant au renforcement de l'unité et de l'intégration nationales pour résoudre dans la durée avec esprit de suite de responsabilité les problèmes   du   nord   de notre pays.

 

*   L'amélioration de la politique   sectorielle   de santé et population    par l'assurance maladie, l'im­plication    effective    des populations dans la gestion des  structures  de  santé communautaires, l'amélio­ration de la qualité des prestations   sanitaires,   le renforcement de la lutte contre les grandes menaces sanitaires   et  environne­mentales (sida, paludisme

 

* Enfin la mise en place d'un véritable plan d'amé­nagement   du   territoire national en vue de fixer les espaces urbains, agricoles, industriels et sylvo-pastoraux comme garant de la paix sociale et d'une coha­bitation harmonieuse entre urbains, pasteurs et agri­culteurs.

 

Ce projet Parena pour le Mali s'appuie sur une connaissance profonde de notre pays et d'une prise en compte véritable des pré­occupations de nos popula­tions laborieuses.



Rédacteur(s): Birama Fall

 

 

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