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Situation au nord

Politique malienne

Modérateur: modos

Situation au nord

Messagede Sanpitié le Mer Sep 17, 2008 9:10 am

J'ignore ce que ça vaut comme information en terme de crédibilité mais c'est bien de la lire.

Nouvel Observateur, 16/09/2008.

Si cette nouvelle parait surprenante à Koulouba, c’est loin d’être le cas à Tripoli, en passant par une partie du grand nord de notre pays. En tout cas, ça se discute entre officiers supérieurs proche du président de la république. Malheureusement, aucun d’être eux n’ose prendre le devant. Voire ses responsabilités pour dire enfin « merde » à Bahanga.

Il y a de cela plus deux années que le nord Mali est embrasé, malgré la présence effective de l’armée. Raison pour laquelle, nous ne cesserons de dire, sous le contrôle de tous les soldats que nous avions rencontrés et qui y ont séjournés que ce n’est pas par faiblesse si certains de leurs compagnons se font cueillir comme des fruits mûrs par la bande de Bahanga. Mais seulement il y a une forte dose de politique sous cette affaire du Nord. Si ont avait laissé les mains libres, à ces militaires, Bahanga et Fagaga seraient en ce moment entre les mains de la justice. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de confirmer cette révélation de nos braves soldats, à travers le témoignage d’un combattant de la bande de Bahanga. Il nous a confirmé aussi que cette affaire est hautement politique.

En effet, c’est suite aux échanges avec notre interlocuteur qu’il a laissé entendre que son mentor Bahanga souhaite réintégrer l’armée avec 400 éléments de sa bande. En plus de cette proposition, il souhaiterait être aussi le commandant de zone de la localité de Kidal. En réalité, la libération des 44 soldats, survenue la semaine dernière était-elle liée à certaines propositions faites par le chef bandit ? Rien n’est moins sûr. Selon notre interlocuteur, les responsables maliens savent pertinemment que nos revendications sont légitimes, à défaut de créer la république Touareg. Nous avons décidé de rejoindre nos frères d’armes de l’armée régulière, où est le problème ? « S’il est vrai que nous sommes tous maliens, je pense qu’on doit avoir les mêmes droits et considérations que nos frères qui vivent dans les autres localités du Mali. Sachez que cette proposition sera le prix de la libération des officiers que nous détenons depuis des mois », nous a jeté à la face notre interlocuteur », a fulminé notre interlocuteur.

Qui est derrière cette lourde combine des bandits ?
Nous avons vite compris que c’est le guide de la révolution libyenne qui est favorable à cette proposition de Bahanga. Kadhafi apparaît comme le seul soutien de tous les groupes de bandits qui sont dans le désert du Mali, du Niger et même du Tchad.

Si jamais l’Etat acceptait cette proposition de Bahanga, cela pourrait avoir d’autres conséquences auxquelles il ne s’attend pas. Cela voudra dire que tôt ou tard, l’intégrité territoriale pourra être négociée par ces bandits pouvant aboutir à la création de leur fameuse république Touareg. Ce qui pourrait être le vœu du guide libyen. Il faut signaler que parmi les combattants Touaregs, c’est les déserteurs de la garde nationale qui sont majoritaire.

Moriba Dabo

L’Etat malien tord le coup à la loi anti- terroriste ?
Quel sens faut-il donner à la loi condamnant le terrorisme, que l’assemblée nationale a pourtant approuvé à l’unanimité des députés. En son temps nous avons été nombreux pour saluer ce courage des élus. Cette loi, on s’en souvient a été adapté au moment où Ibrahim Ag Bahanga et ses bandits terrorisaient les populations du Nord, causant plusieurs morts, au passage de leur Véhicule sur des mines anti-personnels.

Faut-il reconnaître que la libération des otages touaregs, qui jusque là étaient retenus prisonniers par l’armée nationale pose un véritable problème d’interpellation du Texte.

Il est connu de tous que Bahanga et sa clique sont considérés comme des terroristes, et devraient être jugés comme tels. Des gens sans foi ni loi qui ont décrété l’état de guerre.

Tout porte à croire qu’au cours des négociations, l’état malien a manqué de poigne et n’a pas su être ferme sur cet aspect de la loi qu’il a pourtant soumis à l’appréciation des honorable de Bagadadji.

A quoi sert désormais cette loi, si elle ne peut plus être appliquée. N’est ce pas un autre texte de plus pour enrichir les archives de la bibliothèque.

Par ailleurs, dans les milieux proches des autorités, on opine sur une prochaine réhabilitation du terroriste en chef Ibrahim Ag Bahanga.

Il ne reste Plus aux députés de rappeler l’exécutif à l’ordre et au respect des résolutions et textes de la république.

Est-il nécessaire d’insister que puisque la loi n’a pas été appliquée aux bandits armés, il ne faut espérer q’elle puisse l’être pour, le terroriste qui dicte la cadence. Décidément du tapis rouge pour le berger de tinza.

Abdoulaye Diarra
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Re: Situation au nord

Messagede Sanpitié le Ven Sep 19, 2008 1:28 pm

Encore de la lecture :lol: Qu'est ce qu'il va encore nous faire notre cher ATT ? Serait-ce le coup du
"On prend les mêmes et on recommence ? "

Zénith Balé, 19/09/2008

A quelques jours de la célébration de l’anniversaire de notre accession à l’indépendance, les plus hautes autorités semblent méditer sur l’issue à donner à l’Accord d’Alger. Sur lequel, il a toujours été démontré qu’il est le point d’orgue de la paix. Tout simplement parce qu’il serait l’une des dates butoirs pour le retour définitif de Bahanga et ses hommes pour allumer le calumet de la paix. Qu’aurait-on promis aux assaillants ?


La dernière rencontre d’Alger entre les autorités du Mali et les assaillants a permis la libération de 44 soldats sous les bons auspices de la Libye de Mouammar Kadhafi. Mais où sont donc les officiers détenus ? Pourquoi n’ont-ils pas été libérés ?

Pour répondre à ces questions, il est facile d’indiquer que malgré l’implication personnelle du Guide libyen, les officiers (3 capitaines et un lieutenant) restent entre les mains des bandits armés. Alors, pour leur libération, selon des sources bien informées, les bandits exigeraient un certain nombre de conditions. Il s’agit de leur réintégration dans l’Armée ; de leur offrir des grades supérieurs ; puis de les laisser choisir leur propre zone de mutation, etc. Face à ces exigences, les autorités auraient accepté leur réintégration et l’attribution de grade. Tous les autres points auraient été rejetés.

Les conditions du retour des bandits
A en croire nos sources, le retour à une paix «définitive» serait aujourd’hui conditionné à l’exigence de grade. A cet effet, l’Etat, malgré son engagement à s’exécuter, semble en définitif traîner les pas. Parce que nos sources affirment que la plupart des officiers supérieurs se seraient opposés à cette donne. Alors, entre le marteau et l’enclume, Kafougouna Koné, ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales et le Président ATT ne savent plus à quel saint se vouer. Sachant que deux dates furent convenues entre les bandits et nos autorités : le 22 septembre ou la fin du mois de Carême.

En attendant ces dates fatidiques, les officiers otages peuvent méditer sur leur sort car leur libération est subordonnée à l’application de cette «convention», également c’est la condition sine qua non pour le retour des rebelles à Kidal pour être des citoyens ordinaires comme tous les Maliens.
Marafa TOURE
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