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Mercredi, 28 Juin 2006 17:04     Envoyer
YAYA DJIRÉ, VICE-PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION MALIENNE D'AÏKIDO:"L'Aïkido malien connaît une véritable revolution"

A l'occasion de la septième journée de l'Aïkido, tenue le samedi 24 juin au pavillon des sports du Stade Omnisports Modibo Kéïta, nous avons approché le vice-président de la Fédération malienne d'Aïkido, Yaya Djiré, ceinture noir le dan. Il a bien voulu nous accorder une in­terview exclusive dans laquelle il évoque la stratégie de développement de ce sport au Mali. A le croire, l'Aïkido malien est en train de connaî­tre une véritable révolution ces derniers temps.

 

Le quotidien des sports : Pouvez-vous présenter à nos lec­teurs.

Yaya Djiré : Je m'appelle Yaya Djiré, res­ponsable du contentieux et du recouvrement de CFAO Motors (ex Diama). Je suis, en même temps, le vice-président de la Fédé­ration malienne d'Aïkido (FMA).

 

J'ai la ceinture noire, 1er dan dans cette discipline et je suis aussi le prési­dent de la commission d'organisation des festivités de la FMA. C'est un poste que j'occupe depuis 2000. Je suis rentré au sein du bureau fédéral en 2003.

 

LQDS : Comment se porte l'Aïkido malien ?

Y D : L'Aïkido malien est en train de connaître une révolution. Cela remonte à partir de 1999 à travers le mémorial feu Me Sinayogo qui a été organisé au Stade Omnisport Modibo Keïta de Bamako. A travers ce mémorial, nous avons institué la journée de l'Aï­kido à partir de 2000. Cette année, nous sommes à la septième édition de la jour­née de l'Aïkido malien.

 

LQDS : Quels sont les objectifs que vous visez à travers l'organisation de cette journée ?

YD : L'objectif que nous visons à travers l'organisa­tion de cette journée, est d'abord de faire connaître ce sport au maximum de personnes sur tout le ter­ritoire national. Nous vou­lons que les pratiquants participent aussi au déve­loppement de ce sport. La spécificité de l'Aïkido c'est que c'est un art très effi­cace qui est basé sur l'es­quive et la maîtrise de l'ad­versaire.

 

On le fait, soit en le pro­jetant, soit en le ramenant au sol quelle que soit sa taille, avec arme ou sans arme. Qu'il soit de face, de côté ou de dos. C'est un art d'auto-défense qui per­met à tout le monde de se défendre de façon très ef­ficace.

 

LQDS : Pour cette journée de l'Aïkido ma­lien, y a-t-il des prati­quants qui viennent de l'intérieur du pays ?

YD : Les participants ne sont pas seulement de Bamako, ils viennent aussi de l'intérieur du pays. Les régions participent, chaque année, à la jour­née. Ségou et Sikasso ont pris part à la dernière édi­tion. On devrait faire venir également Tombouctou et Koulikoro, malheureuse­ment, les Tombouctiens sont en train de régler leur problème de tapis. A Koulikoro également, ils sont en train d'aménager les salles de sports.

 

C'est ce qui explique leur absence, cette année. Je pense que l'année pro­chaine nous prendrons des dispositions nécessaires pour qu'ils puissent ve­nir.

 

LQDS : En plus de cette journée, avez-vous d'autres politiques de dé­veloppement de ce sport sur toute l'étendue du ter­ritoire national ?

YD : Evidemment, nous avons d'autres politiques, parce que nous avons des ligues régionales à Sikasso, Ségou et Koulikoro.

Nous sommes en train d'en installer à Kayes, Tombouctou, Gao et Kidal. Nous comptons installer les ligues prochainement dans toutes les régions du Mali.

 

Nous sommes cons­cients que c'est une ga­geure dans la mesure où cela demande assez de moyens. La politique que nous visons est la vulgari­sation de l'Aïkido. Nous voulons que, de Kayes à Kidal, tout le monde puisse pratiquer ce sport, qu'il soit connu par un grand nom­bre de personnes.

 

Aujourd'hui, avec notre politique de promotion, il y a environ 3 000 pratiquants d'Aïkido au Mali. A Bamako seulement, nous avons 30 dojos. Les dojos sont des salles d'entraînement. A Ségou, il y a environ 5 do­jos, à Sikasso il y a un seul. Je souligne qu'il y a des critères pour ouvrir une salle si les prati­quants ne sont pas nom­breux.

 

LQDS : quelles sont vos perspectives pour l'avenir ?

YD : Nous avons beau­coup d'activités en vue. Nous allons organiser en juillet le Conseil national, parce que cela fait trois ans que le bureau actuel est là.

 

Si les Aïkidokas renou­vellent leur confiance à l'actuel Bureau fédéral, nous allons continuer sur la même lancée. Car il faut reconnaître que l'ac­tuel Bureau fédéral a vrai­ment travaillé.

Lorsqu'il a pris les commandes de la Fédé­ration malienne de l'Aikido, ce sport n'était pas bien développé. Les activités étaient complètement ar­rêtées et il n'y avait pas d'exhibitions. Il y en a eu en 1997 pour le départ de Me Carter. Et après, tout s'est arrêté.

 

Maintenant, avec la journée de l'Aïkido, ce sport est connu par un plus grand nombre de per­sonnes.

 

Nous profitons de ces manifestations pour inviter les autres fédérations d'arts martiaux qui sont au Mali, comme le Taewondo, le Karaté etc...à participer à notre fête. Cette journée de l'Aï­kido peut être considérée comme le festival des arts martiaux du Mali parce que tous le monde y par­ticipe.

 

LQDS : Lors de la dernière journée de l'Aï­kido, Me Pasquet, un grand pratiquant de cette discipline, a fait le déplacement de Ba­mako pour la circons­tance. Que peut expli­quer cette présence?

YD : Nous avons beau­coup de relations à l'exté­rieur. Nous sommes en contact avec Me Carter, qui était ici au Mali en qua­lité de coopérant militaire.

 

Actuellement, Me Pasquet, qui est ceinture noire 3e dan de la Fédéra­tion Française d'Aïkido, a participé à nos journées. Il était présent l'année der­nière aussi. On ne peut pas se développer en res­tant renfermé sur soi-même. Il faut collaborer avec l'extérieur et faire des mises à niveaux. Je pense qu'avec la collaboration que nous entretenons avec Me Pasquet, le niveau de l'Aïkido malien restera au top.

 

LQDS : Avez-vous un dernier mot pour le public sportif malien ?

YD : II y a toujours un dernier mot pour le public sportif, car sans public, rien ne peut se faire. Vous avez beau fait du spectacle, quand personne ne vous re­garde, cela ne servira à rien. Vous avez vu que, malgré les matches de la Coupe du monde, les gens sont mas­sivement venus pour assis­ter à cette septième édition.

Parce que les arts mar­tiaux sont vraiment techni­ques. Au-delà de l'art de combat, ce sont des tech­niques de combat que nous démontrons au gens. C'est réel, ce n'est pas de la science fiction.

 

Le football rassemble beaucoup, mais il faut re­connaître que les arts mar­tiaux mobilisent aussi.

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Propos recueillis par Kassoum Théra
Le Quotidien des Sports
 

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