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Société
Jeudi, 01 Juillet 2010 11:11     Envoyer
Cadre de vie Bamako à la merci:Des méga-dépôts d'ordures

Les ordures ménagères sont la plaie de notre capitale. Elles ont complètement défiguré le paysage et infesté l'environnement. A tel point que la seule vue de ces ordures donne des maux de tête. Depuis un certain temps, une nouvelle espèce d'ordures a fait son apparition dans le paysage urbain de Bamako : il s'agit des méga tas qu'on appelle, faute de mieux,  " engloutissodontes " pour leur forme qui rappelle les mastodontes.

Pauvreté rimerait-elle avec insalubrité ? Le cas de notre capitale, Bama Saba, se passe de tout commentaire. Si, au départ, on croyait que ce sont les vieux  quartiers qui  sont réputés être le siège de ces ordures, aujourd'hui le phénomène  n'épargne pas les fameux " ACI ", ces nouveaux quartiers dits chics de Bamako. Le phénomène gagne toute la capitale, au centre aussi bien qu'à la périphérie.    

Dans ce contexte, dire que la ville de Bamako connaît un sérieux problème de gestion des ordures, serait un euphémisme car il n'existe pas de décharge finale à Bamako. Conséquence, les ordures sont déposées au hasard et il devient difficile de cohabiter avec ces nuisances tant les mouches, les rats, les feux dans les décharges qui peuvent durer plusieurs jours, empestent les quartiers et  polluent  l'atmosphère et les puits.

Mais si l'on est habitué à voir ces ordures, depuis un certain temps, notre attention est constamment attirée par une nouvelle espèce d'ordure : les méga tas d'ordures, véritable mastodonte de déchets de toutes sortes.

Des monstruosités qui pullulent un peu partout maintenant à travers la ville. Pour preuve, si vous passez à N'Tomikorobougou, en commune III, le centre de santé communautaire et quelques maisons avoisinantes sont sur le point d'être engloutis par  un dépôt géant d'ordures. Pire encore, au sortir de la commune III, sur la route de Kati  tout juste avant d'entamer la côte de Samé avance inexorablement une autre " engloutissodonte " devenue le lieu de pâture par excellence des bœufs qui n'hésitent pas à aller chercher sur son sommet (avoisinant 3 à 4 mètres) leur pitance.

Face à cette situation, on se pose la question à quand le projet de production d'électricité à base de déchets de Noumoubougou (dans la nouvelle zone industrielle)  avec une capacité de traitement de 8000 tonnes par jour qui suscite beaucoup d'espoir ? En attendant , on ne cesse de le répéter, à l'heure du cinquantenaire notre capitale mériterait un autre visage. Une cité où il fait bon vivre dans un cadre de vie agréable, sans odeur pestilentielle ni ordures.

 

 

 

 
Mercredi, 30 Juin 2010 11:08     Envoyer
Agetipe – Mali:L’assemblée générale immortalise Mahamane M’bodji Touré

Pour  ne jamais oublier son premier président, Mahamane M'bodji Touré, l'association d'exécution des travaux d'intérêt public pour l'emploi (AGETIPE) a décidé de baptiser la salle de conférence de son siège en son nom. C'était en faveur d'une cérémonie organisée le 29 juin 2010 à la direction de l'AGETIPE. C'était en présence du directeur général de l'AGETIPE, des parents et des anciens collaborateurs de l'illustre disparu.

Ce geste de reconnaissance de l'association d'exécution des travaux d'intérêt public est une volonté affichée de la part de cette association de rendre un hommage à l'un des membres fondateurs de cette structure en 1992.

Dans son intervention, le président du conseil d'administration de l'AGETIPE, Yacouba Diakité, a souligné l'importance des actions menées par feu Mahamane M'bodji Touré dans le développement socio-économique de notre pays. Avant d'indiquer que ce grand homme était durant toute sa vie au cœur  du développement et cela dans plusieurs secteurs clés participant à l'épanouissement de la population.

Avec une capacité professionnelle avérée, la disparition du premier président de l'AGETIPE est une perte énorme pour le secteur privé malien. En 1971, il opta pour le développement du secteur privé avec la création de la jeune entreprise «Mali Travaux » qui deviendra en 1988 « Sud Sahara Travaux.»

Né le 19 novembre 1938, Maha pour les intimes fait partie de cette catégorie des cadres qui ont fait honneur à notre pays sur le plan national et même international. Lauréat à quatre reprises du prix international Africa Award en 1986, 1988, 1990 et 1993, l'homme fut décoré chevalier de l'ordre national du Mali en 2002.

Les actions de ce grand homme resteront gravées toujours dans les annales de l'AGETIPE. En rendant hommage à Maha, en  reconnaissance pour ce qu'il a fait et ce qu'il a été, le président du conseil d'administration de l'AGETIPE a formulé le vœu que son exemple puisse inspirer la jeunesse afin que triomphent les idées pour lesquelles il s'est battu durant toute sa vie. « Dors en paix Mahamane M'bodji Touré et que la grâce du tout puissant et de son prophète, paix et salut sur lui, puisse t'accompagner.» Rappelons que Mahamane M'bodji a été arraché à l'affection de tous le 26 juin 2009.

 
Mercredi, 30 Juin 2010 10:04     Envoyer
Grève illimitée des enseignants du supérieur:Les étudiants de la FMPOS protestent

Face à la crise universitaire actuelle, les étudiants de la Faculté de médecine, de pharmacie et d'odontostomatologie (Fmpos), sur initiative de leur comité Aeem, ont lors d'une marche mardi dernier, invité les autorités et les enseignants à négocier, discuter et faire des propositions pour trouver un dénouement heureux au blocage persistant.

Plus de trois mois maintenant, les enseignants du supérieur sont en grève illimitée. Malgré les négociations entre les responsables syndicaux et le gouvernement, l'on ne parvient toujours pas à trouver un compromis pour que les cours reprennent afin que l'année universitaire soit sauvée. Soucieux donc de leur avenir et de tous les étudiants du Mali, les étudiants de la Fmpos ont effectué une marche le 29 juin 2010. Elle est partie du monument de la Paix à la Primature où une déclaration devait être remise au premier ministre, Modibo Sidibé. A son absence, une déclaration a été remise à son chef de Cabinet, Alfousseyni Sow par le secrétaire général du comité Aeem de la Fmpos, M. Sylvestre Togo.

Tout au long du trajet, les marcheurs scandaient des slogans comme : «Non à cette grève illimitée, à ces négociations sans conclusion, à ce silence qui nous tue à petit feu, à un avenir incertain et oui à une école performante et apaisée, à une année scolaire régulière, à une jeunesse épanouie, à des jeunes compétitifs qui seront les futurs cadres de demain ». Ou   encore : « c'est notre avenir que vous tenez en otage. Pensez-y. Négociez, discutez, proposez et trouvez un accord, nous voulons étudier ».

La déclaration remise au chef de cabinet souligne que tous les étudiants du Mali attendent désespérément un dénouement heureux de la crise universitaire qui dure depuis plus de trois mois. «Le gouvernement consent beaucoup d'efforts en vue d'apporter des réponses objectives et adaptées aux revendications légitimes des enseignants. Cependant, il est regrettable et encore moins incompréhensible que les différentes négociations effectuées ne portent aucun fruit», révèle le message.

D'où l'interrogation des étudiants si l'on pense réellement à leur avenir, à leur formation, et de ce qui peut leur rester après trois mois, privés de cours. Malgré tout, le secrétaire général de l'Aeem fera savoir qu'ils gardent la foi et la conviction que le gouvernement et les syndicats d'enseignants feront l'ultime sacrifice qui leur permettra de regagner les classes. «Vous devez tomber d'accord. Nous vous supplions de faire des efforts des deux côtés. Nous savons que vous pouvez et devez le faire car l'avenir de notre patrie est en jeu », souligne la lettre. Et de poursuivre : «Monsieur le premier ministre, le cri désespéré et impuissant des étudiants affaiblis par cette longue crise vous interpelle et compte sur vous», conclut la déclaration.

Après avoir reçu la déclaration, le chef de cabinet du premier ministre a indiqué aux responsables de l'Aeem de la Fmpos qu'il transmettrait la correspondance à qui de droit. Aux dires du secrétaire général, Sylvestre Togo, cette marche est le début de leurs activités jusqu'à ce que l'année universitaire soit sauvée.   

 
Mercredi, 30 Juin 2010 09:31     Envoyer
Filière bétail viande:L’étude du projet de la Boucherie moderne de Bamako validée

Dans le souci de générer des emplois et de contribuer  efficacement à la réduction de la pauvreté, le ministère de l'Emploi et de la formation professionnelle, à travers le Programme national d'action pour l'emploi en vue de réduire la pauvreté (PNA/ERP), a organisé, le lundi 28 juin 2010,  un atelier de validation de l'étude relative au projet de Boucherie moderne à Bamako.

Le PNA/ERP est un programme qui s'attèle  à la promotion des emplois de proximité, tant en milieu urbain qu'en milieu rural. C'est fort de cette mission qu'il a initié l'idée de lancement du projet de Boucherie moderne. La zone géographique concernée par ce projet est l'axe Bamako-Bougouni avec, comme point d'appui, la commune rurale de Sido qui a abrité le lancement des activités du projet. Cet atelier vient donc valider  l'étude qui a consacré le lancement du projet de Boucherie moderne à Bamako.

A travers ce projet, il s'agira, certes, de créer des emplois, mais aussi de mettre de la viande de qualité et à coût réduit à la disposition de la population du District de Bamako. Aussi, le projet ambitionne d'offrir un cadre sain et de qualité à l'activité de boucherie. Le projet permettra en plus d'atteindre une plus grande professionnalisation des bouchers en mettant l'accent sur certains aspects, notamment la formation ; la création d'emplois ; l'augmentation des revenus à travers la création d'un pôle économique ;  l'offre d'une meilleure qualité de viande et de produits dérivés.

Au terme du projet, 60 emplois durables seront créés ; les bouchers sélectionnés et formés seront régulièrement approvisionnés en viande ; et des entreprises de jeunes vétérinaires seront installés dans la zone du projet. D'autre part, le programme du projet s'adresse aux personnes de plus de 15 ans, sans distinction de sexe, issus des différents quartiers  périphériques de Bamako et ayant obtenu une formation préalable dans ce sens. A travers ce projet, il s'agit d'installer deux équipes de jeunes dans les six communes du District de Bamako.

L'ouverture des travaux de cet atelier était présidée par le secrétaire général du ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, Abel Diarra, en présence du coordinateur du PNA/ERP. M. Diarra  a invité les participants à rester vigilants sur un certain nombre d'aspects : à savoir la définition et la synergie des rôles des acteurs (bouchers, commerçants de bétail, rôtisseurs, élus locaux, services techniques de l'Etat), le suivi évaluation et le mode de gestion. Les participants ont été tenus en haleine par le bureau d'études AGREBAT.

 
Mardi, 29 Juin 2010 11:07     Envoyer
GPAC:« N’importe qui ne doit plus créer une agence de communication au Mali », dixit Gilbert Maïga

Le Groupement professionnel des agences de communication du Mali (GPAC) a été porté sur les fonts baptismaux le samedi 26 juin dernier à l’Hôtel Azalaï Salam.

 

La cérémonie de lancement des activités de cette nouvelle structure affiliée au patronat malien, qui était  placée sous l’égide du ministre chargé des relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement, Mme Diabaté Fatoumata Guindo, avait  enregistré la présence du ministre délégué chargé du Budget, Lassiné Bouaré ; du secrétaire général du ministère de la Communication et des nouvelles technologies, Gilbert Maïga ; du président du bureau provisoire et non moins responsable de DFA communication  (Diop Fall Associés), Amadou Moustapha Diop ; et de plusieurs personnalités du monde de la communication.

 

La prolifération des agences de communication (plus de 200 répertoriées en quelques années seulement), nourrie par une absence totale de règles claires dans la délivrance d’agrément, crée, de nos jours, un climat d’insécurité et de méfiance envers la profession. Mais le constat, c’est qu’aujourd’hui, tout citoyen, de quelque profil ou niveau qu’il soit, peut créer une agence de communication. Aussi, le Regroupement professionnel des agences de communication du Mali (GPAC), dont le combat est la promotion et la protection des rôles, droits et responsabilités des vrais acteurs intervenant dans le secteur, s’est décidé à déclarer la guerre à ce phénomène inquiétant : une manière, pour le GPAC, d’inculquer aux responsables des agences un changement de mentalité et de comportement positif enfin de rehausser l’image des professionnels.

 

En effet, de nos jours, la communication est devenue transversale : on la trouve dans tous les domaines d’activités, dans les programmes politiques de développement des gouvernements, dans les plans stratégiques des entreprises, dans les programmes de sensibilisation des organisations de la société civile et des ONG...Au Mali, le secteur est dynamique et entreprenant, selon les spécialistes. Cependant, il faut craindre que l’engouement excessif autour de ce secteur tant convoité l’expose à des difficultés tant au niveau interne qu’externe. C’est pourquoi, lors de la 3ème journée de l’information de la communication qu’il a organisée, le GPAC a tiré la sonnette d’alarme sur l’importance d’une réorganisation de ce secteur.

 

A l’annonce de la création de cette association, le secrétaire général du ministère de la communication, Gilbert Maïga, l’a accueillie avec beaucoup de bonheur, car selon lui, cette création est la réponse à l’une des recommandations des 3ème journées de l’information et de la communication, à savoir : le besoin de reformes, d’un cadre juridique, législatif et réglementaire mieux ficelé pour la protection des professionnels des métiers de la communication, afin de combattre l’amateurisme et l’improvisation. Pour preuve de  garantie de l’accompagnement constat de son département à cette initiative M. Maïga a martelé que « n’importe qui ne doit plus créer une agence de communication au Mali ». 

 

La déclaration de création de cette association a été livrée par le porte-parole des agences de communication, Sidi  Dagnogo de « SPIRIT MC CANN ». Pour un premier départ, elle regroupe 20 adhérents  : AFRIPAGES ; Agence ELITE ; AMAP ; BINTHILY COM ; CREACOM ; COMMUNICANCES ; 2M CONSULTING ; DFA COM ; LEADER COM ; MASTER COM ; MEDIACOM ; MEDIA PLUS COM ; MOBILE EXPRESS ; NGONI ; PACT AFRIQUE ; PUBLISTAR ; STELLIS ; SUMA COM;  SPIRIT MC CANN ; TROPICOM. Ce regroupement dirigé par un bureau provisoire piloté par le boss du DFA COM, Amadou Moustapha Diop, s’est dit ouvert aux autres structures homologues, et son but est de défendre et représenter les agences de communication exerçant dans les domaines des communications institutionnelle, commerciale, événementielle, culturelle…

 
Mardi, 29 Juin 2010 09:19     Envoyer
Famille malienne:Quelles perspectives à l’orée du cinquantenaire ?

Depuis quelques décennies, la famille malienne a perdu plusieurs de ses repères avec comme corollaire une dégradation poussée des mœurs et une montée en puissance de l’orgueil et la suffisance. Retrouver ces valeurs sociétales traditionnelles et culturelles perdues à travers l’éveil de conscience, c’est l’objectif que se fixe le centre Djoliba en cette phase de célébration du cinquantenaire de notre pays.

Le lancement de ce programme  a eu lieu par une conférence-débat, le samedi 26 juin 2010, à son siège sur le thème « la famille malienne à l’orée du cinquantenaire : quelles valeurs perdues ? quelles valeurs à observer ?. La conférence était animée par le Dr. Mamadou Fanta Simaga qui avait à ses côtés le directeur général dudit centre, Jean de Dieu Dakouo. C’était sous la présidence du premier responsable du département en charge de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Maїga Sina Damba. Cependant, il convient de rappeler que depuis quelques années, la société malienne est animée par le débat sur cette dépravation cruciale des valeurs sociétales traditionnelles et culturelles. Cette situation récurrente ne laisse indifférent aucun responsable soucieux du devenir de la jeunesse. Un phénomène qui nécessite une synergie des efforts depuis le plus haut sommet de l’Etat à la base c’est-à-dire la famille.

Pour son directeur général, Jean de Dieu Dakouo, tous les regards sont tournés vers le passé en  cette phase de célébration du cinquantenaire de l’accession à l’indépendance de notre pays. “Des regards pleins de reconnaissance des 50 ans passés ensemble mais aussi et surtout scruter l’avenir. Célébrer un cinquantenaire, c’est nous souvenir du passé, nous inspirer de nos racines pour mieux nous engager à dessiner et construire l’avenir : les 50 ans à venir“ a-t-il martelé.

Aujourd’hui, a ajouté le responsable du centre, Jean de Dieu Dakouo, le Mali tourne une page de son histoire  et une autre page pleine d’inconnues s’ouvre. Il s’agit de la route vers le deuxième cinquantenaire.

A ce titre, il a indiqué que le centre Djoliba a élaboré un programme de prospective qu’il souhaiterait mettre en œuvre avec l’accompagnement de bonnes volontés. Il s’agit, selon lui, de scruter l’avenir dans la perspective de bâtir une société de plus grand partage économique  et de plus libre expression politique dans laquelle peuvent s’épanouir les valeurs culturelles et spirituelles maliennes pour le bien de tous.

Le conférencier, Dr. Mamadou Fanta Simaga, a pour sa part soutenu que la société malienne, telle que conçue, souffre de nos jours de beaucoup de maux, notamment la dégradation poussée des mœurs et la montée  en puissance de l’orgueil et la suffisance. Selon lui, on assiste à des comportements déplorables de la jeunesse d’aujourd’hui qui n’étaient pas connus dans ce pays il y a seulement vingt (20) ans.  A cet effet, a-t-il dit, chaque nation du monde doit orienter ses valeurs et trouver la direction politique qui doit être construite à partir ses valeurs culturelles. Il a évoqué toute l’importance de la femme pour la famille et la charte de Kouroukanfouga dans la société traditionnelle malienne. Il s’agit, entre autres, de la tolérance dans la société, du respect et de l’acceptation de soi, de l’éducation à travers le respect des liens de sang, de mariage, de cousinage, de voisinage qui apportent l’humilité dans la société. Le responsable du département en charge de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a, à son tour, expliqué que son département partage la même vision que le centre Djoliba. A ce propos, il a réaffirmé la disponibilité de son département à le soutenir dans ce combat noble.    

 
Lundi, 28 Juin 2010 09:11     Envoyer
Lutte contre l’exclusion:En juillet 2010, Bamako sera la capitale des personnes de petite taille

Dans sa stratégie de lutte contre l'exclusion et dans la démarche d'un plaidoyer pour une meilleure prise en compte de ses préoccupations, l'Association malienne des personnes de petite taille (AMPPT) sera sous les feux des projecteurs du 19 au 25 juillet 2010, à travers deux activités : un forum et une élection miss personne de petite taille de l'espace CEDEAO.

Kadiatou Barry, Présidente de l'AMPPT, accompagnée des membres de son bureau et en présence de Moctar Bah, Président de la Fédération malienne des personnes handicapées (FMAPH) et de Moulaye Diallo, représentant du Président de la Commission du cinquantenaire, a déclaré, au cours d'une conférence de presse, le 24 juin 2010, que son association à l'intention de faire de Bamako, dans la période du 19 au 25 juillet 2010, la capitale de CEDEAO des personnes de petite taille.

« Dans le cadre de l'objectif de notre association, nous avons programmé l'organisation d'un forum et d'un concours miss CEDEAO des personnes de petite taille », a-t-elle déclaré. Le forum dont le thème est « la politique de promotion et de développement des personnes de petite taille dans l'espace CEDEAO durant le cinquante dernières années », sera une très belle occasion pour faire l'état des lieux des politiques, voir les difficultés et les avancées dans les différents pays et proposer une harmonisation des stratégies pour le bonheur des personnes de petite taille. Mais, le forum doit aussi aboutir à la mise en place d'une fédération africaine des associations des personnes de petite taille.

Pour le forum, l'AMPPT attend beaucoup des participants qui viendront du Burkina Faso, de la Mauritanie, du Sénégal, du Niger, du Cameroun, de la Guinée Conakry, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Libéria, de la Gambie et du Mali.

« La représentant de chaque pays sera accompagné par un journaliste du Réseau africain des journalistes pour la promotion des personnes handicapées », a précisé Kadiatou Barry. En ce qui concerne l'élection de la plus belle fille ou dame petite de taille de l'espace CEDEAO, elle aura lieu au cours d'un grand concert animé par des artistes maliens et placé sous la haute présidence de Amadou Toumani Touré, Président du Mali.

Cette soirée qui a pour marraine Mme Touré Lobbo Traoré, épouse du chef de l'Etat et Présidente de la Fondation pour l'enfance, va enregistrer la participation de 12 candidates du Mali et 7 autres qui viendront des pays de la sous-région.

 
Jeudi, 24 Juin 2010 13:09     Envoyer
Administration publique malienne:Le secteur évalue son efficacité

Dans l’optique d’un regard rétrospectif sur l’administration malienne de l’indépendance à nos jours, le ministère du travail, de la fonction publique et de la reforme de l’Etat a organisé une conférence débat, le 23 juin 2010, à la bibliothèque nationale.

Quel bilan pour les reformes engagées par les différentes régimes du pays ? C’est à cette question que s’est attelé à répondre Idrissa Maïga, commissaire adjoint au développement institutionnel, conférencier de la journée. Mais le ministère du travail, de la fonction publique et de la reforme de l’Etat estime que l’Etat, pour assurer sa survie, doit impérativement s’adapter au contexte de la globalisation et de la démocratisation par une réforme en profondeur de ses structures administratives, son organisation, ses procédures et sa communication avec les usagers.

Pour le secrétaire général du ministère, Abdrahamane Touré, la reforme de l’administration, objet du programme de développement institutionnel adopté par le gouvernement en juillet 2003, vise à “restaurer l’autorité et le crédit de l’Etat au moyen d’une administration moderne et transparente, proche du citoyen, qui donne une image d’efficacité et d’équité”. Chaque service est intimé d’élaborer un cadre organique définissant, entre autres, son effectif disponible et ses moyens.

Selon le conférencier Idrissa Maïga, les programmes d’ajustement structurel ont conduit le pays dans une impasse et le Mali démocratique s’est institué une volonté de reforme dictée par un cadre national d’actions. Les défis qui ont pour nom sous équipement chronique de l’administration, faiblesse de la qualité des ressources humaines et plus généralement la corruption, restent encore énormes. “Le citoyen pense que l’administration n’est pas à son service”, a martelé Idrissa Maïga.

Il faut souligner que la dite conférence débat entre dans le cadre de la commémoration du 23 juin, journée africaine de la fonction publique que notre pays vient de célébrer à l’instar d’autres pays africains.

Institutionnalisé, en 1994, par la conférence panafricaine des ministres de la fonction publique, tenue à Tanger au Maroc, la journée africaine de la fonction publique vise à traduire une volonté de restaurer l’image de la fonction publique sur le continent.

 
Jeudi, 24 Juin 2010 11:02     Envoyer
Maternité à moindre risque:Quel rôle pour les collectivités locales ?

Au Mali, une femme meurt toutes les 3 heures et 80 nouveau-nés rendent l’âme chaque jour. Le fait, conséquence d’une maternité à risque élevé, révèle une tragédie.

 «Il s’agit là d’une véritable hécatombe» reconnaît le ministre de la santé, Oumar Ibrahim Touré. En 2001, le pays avait un taux de 582 décès de femmes pour 100 000 naissances. Cette proportion s’est établie à l’issue de la quatrième enquête démographique et de santé (en 2006) à 462 décès de femme. En clair,  il est estimé encore qu’au Mali, une femme meurt toutes les 3 heures et 80 nouveau-nés rendent l’âme chaque jour.

Face au taux élevé de mortalité maternelle, le département de la santé a mis en place en 1994 un programme de périnatalité avec un volet organisation du système de référence/évacuation sanitaire. Initiative innovante pour la prise en charge des urgences obstétricales, le système de référence/évacuation comprend un dispositif de financement avec une caisse de solidarité et un système d’alerte et d’évacuation sanitaire avec les ambulances et les radios. En mai 2001, une rencontre des premières dames a eu lieu à Bamako pour définir un plan d’action dit “Vision 2010”. L’initiative avait pour ambition d’aider les pays à réduire de 50 % les mortalités maternelles et néonatales.

La sixième édition de la journée de la maternité à moindre risque s’est tenue le 22 juin 2010, au centre international des conférences de Bamako. Le thème de cette édition est le “renforcement du rôle et des responsabilités des collectivités locales dans le système de référence/évacuation”. Le gouvernement a fait de la question une priorité absolue. Des progrès ont été réalisés mais le défi reste encore énorme. La méthode se heurte aujourd’hui à un déficit de financement notamment au niveau des collectivités décentralisées.

La césarienne est déclarée gratuite. Mais le financement de la caisse de solidarité est basé sur un partage des coûts. Les associations de santé communautaires, les collectivités territoriales et locales ainsi que les parents du patient ont la responsabilité d’assurer les frais (y compris les indemnités du chauffeur de l’ambulance) liés au  transport du patient, la communication, certains frais de médicaments. Il est avéré que cette contribution des collectivités locales laisse à désirer. La participation des cercles est en moyenne de 12 %, celui des mairies est de 8 % et les ASACO ne cotisent qu’à  hauteur de 25 % de leur part.

 
Jeudi, 24 Juin 2010 10:16     Envoyer
Maternité à moindre risque:Quel rôle pour les collectivités locales ?

Au Mali, une femme meurt toutes les 3 heures et 80 nouveau-nés rendent l’âme chaque jour. Le fait, conséquence d’une maternité à risque élevé, révèle une tragédie.

 «Il s’agit là d’une véritable hécatombe» reconnaît le ministre de la santé, Oumar Ibrahim Touré. En 2001, le pays avait un taux de 582 décès de femmes pour 100 000 naissances. Cette proportion s’est établie à l’issue de la quatrième enquête démographique et de santé (en 2006) à 462 décès de femme. En clair,  il est estimé encore qu’au Mali, une femme meurt toutes les 3 heures et 80 nouveau-nés rendent l’âme chaque jour.

Face au taux élevé de mortalité maternelle, le département de la santé a mis en place en 1994 un programme de périnatalité avec un volet organisation du système de référence/évacuation sanitaire. Initiative innovante pour la prise en charge des urgences obstétricales, le système de référence/évacuation comprend un dispositif de financement avec une caisse de solidarité et un système d’alerte et d’évacuation sanitaire avec les ambulances et les radios. En mai 2001, une rencontre des premières dames a eu lieu à Bamako pour définir un plan d’action dit “Vision 2010”. L’initiative avait pour ambition d’aider les pays à réduire de 50 % les mortalités maternelles et néonatales.

La sixième édition de la journée de la maternité à moindre risque s’est tenue le 22 juin 2010, au centre international des conférences de Bamako. Le thème de cette édition est le “renforcement du rôle et des responsabilités des collectivités locales dans le système de référence/évacuation”. Le gouvernement a fait de la question une priorité absolue. Des progrès ont été réalisés mais le défi reste encore énorme. La méthode se heurte aujourd’hui à un déficit de financement notamment au niveau des collectivités décentralisées.

La césarienne est déclarée gratuite. Mais le financement de la caisse de solidarité est basé sur un partage des coûts. Les associations de santé communautaires, les collectivités territoriales et locales ainsi que les parents du patient ont la responsabilité d’assurer les frais (y compris les indemnités du chauffeur de l’ambulance) liés au  transport du patient, la communication, certains frais de médicaments. Il est avéré que cette contribution des collectivités locales laisse à désirer. La participation des cercles est en moyenne de 12 %, celui des mairies est de 8 % et les ASACO ne cotisent qu’à  hauteur de 25 % de leur part.

 


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